Une curieuse expérience de vol de droit d'auteur sur l'Internet
J’ai le plaisir aujourd’hui de partager avec vous une petite expérience reliée au droit d’auteur sur l’Internet que d’aucuns trouveront fort instructive (et divertissante). Comme vous savez, j’écris beaucoup. J’écris des livres et des articles, en format papier et électronique, et cela constitue une part de ma profession. Je viens de vivre une expérience virtuelle fort négative avec une dame qui a copié-collé un des articles que j’affiche sur mon site Internet sans mentionner son auteur (moi) ni faire de lien vers sa source (mon site).
Habituellement, lorsqu’un webmestre copie et colle l’un de mes textes, cela ne me pose pas de problème s’il me cite et fait un lien vers la source, ce qui est la moindre des choses s’il préfère ne pas demander de permission de reproduction. Mais dans ce cas, la dame a fait preuve d’un culot assez remarquable et c’est cette expérience que je vous partage plus bas, ainsi que mes échanges de courriels avec elle.
Mais avant tout, voici quelques menues réflexions sur le droit d’auteur et l’Internet… Je comprends bien qu’il doit y avoir une certaine ouverture face à la notion de droit d’auteur en relation aux nouvelles technologies et que, comme le montre le piratage de musique depuis des années (et maintenant celle des films), il ne s’agit pas d’un débat simple à régler et il implique de nombreux intérêts divergents.
D’un côté, il y a l’idée du droit d’auteur. Le droit d’auteur est un bien qui peut s’exploiter, exactement comme un propriétaire de maison peut louer un appartement, à la différence que ce bien n’est pas tangible comme la brique et le mortier. La musique, les films, mais aussi le code de programmation des logiciels, entre autres, tombent sous la loi du droit d’auteur. Le respect de ce droit, théoriquement, soutien les artistes, créateurs, essayistes, informaticiens, etc., bref, un large pan de la population.
D’un autre côté, il y a la manière d’exploiter ce droit. Le monde de l’édition a une relation bien à elle avec le droit d’auteur puisqu’elle l’exploite depuis des siècles. Cette relation est plus conventionnelle et ne laisse pas encore beaucoup de place à la question des nouvelles technologies. Aujourd’hui, les nouveaux modes de diffusion impliquent cependant plus d’ouverture et de nombreux auteurs (artistes, musiciens, etc.) préfèrent souvent laisser libre leur droit d’auteur sur l’Internet dans le but de les aider à se faire connaître. Il s’agit d’un mode de promotion individuel qui passe par l’Internet et contourne le pouvoir des grandes compagnies de production et de distribution.
Dans la sphère informatique, il va sans dire que les projets « open source » sont d’une grande utilité. J’utilise d’ailleurs deux « Content Management Systems » pour gérer mes sites, Joomla et Wordpress : ils sont libres de droit et je les trouve bien pratiques… Ceci étant dit, je considère néanmoins avoir le droit d’être payé pour mon travail, comme une infirmière a le droit d’être payée pour travailler dans un hôpital… Malheureusement, l’écriture est rarement reconnue comme un métier et plusieurs se surprennent à l’idée qu’il faille payer les rédacteurs… « Cela ne devrait-il pas être gratuit ? » se disent-ils. « Écrire est-il un vrai travail ? »
Ne partageant pas cette opinion, et désirant continuer à écrire (et être un peu payé pour le faire), j’ai entamé la rédaction d’un nouveau livre reprenant en partie des articles que j’avais écrits et fait paraître sur le site de ma compagnie de conférences et de formations, Anima.
J’aimerais mentionner au passage qu’il y a différents usages possibles de notre travail d’écriture. La spécialiste en marketing Internet Michelle Blanc, par exemple, précise depuis longtemps que le fait d’écrire des centaines de billets informatifs sur son blogue, même si elle n’exploite pas directement ce droit d’auteur, constituent une source régulière de clientèle de qualité. Je comprends cette perspective et je la partage (la preuve en est ce billet dans ce blogue), mais j’utilise aussi mon droit d’auteur de manière plus conventionnelle.
J’ai récemment commencé à faire des vérifications plus systématiques du contenu de mes articles sur l’Internet car et mon éditeur me demande (par contrat) que le contenu de ce livre ne soit pas dispersé n’importe où, ce qui se comprend… En faisant une bonne vielle recherche d’expression exacte dans Google (en mettant les mots entre guillemets), je suis donc tombé sur le site de cette dame vendant des produits d’aromathérapie et des formations sur le même sujet, qui reprenait mot pour mot une grande partie d’un de mes articles.
Je reproduis donc ci-dessous l’échange de courriels avec elle ainsi que les résultats que vous trouverez sans doute, tout comme moi, surprenants, et qui a eu pour résultat la rédaction et la publication de ce long article.
Habituellement, je n’aime vraiment pas ce genre d’échange stérile. Mais cette fois, c’en était trop : la dame, en plus de nier avoir volé mon texte (même si elle l’a retiré de son site), a écrit une « réponse » sur son blogue qui salit ma réputation en présentant des faussetés (de manière assez confuse, je dois l’admettre). C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de consacrer d’approfondir ce « cas ».
Voici donc l’échange en question avec mes commentaires (j’ai laissé telles quelles son texte et ses erreurs d’orthographe):
Je viens de trouver son site qui copie mon article. Je lui écris aussitôt ceci :
« Bonjour,
Quelle ne fut pas ma surprise de trouver sur votre site le contenu d’un de mes articles publié sur le site de ma compagnie, sans mention de l’auteur (moi) ni de la source du texte (hyperliens) ou autres. Pour voir la page.
Ce vol de droit d’auteur est d’autant plus dérangeant que vous l’utilisez sur un site utilisé également dans une perspective commerciale. Cet article sera bientôt publié dans un livre et je vous demanderais de le retirer de votre site dans les plus brefs délais s.v.p. Le fait qu’un texte soit disponible sur l’Internet ne signifie pas qu’il est exempt de droit d’auteur (il faut demander la permission à son auteur).
Merci de votre collaboration,
Nicolas Sarrasin
Président d’Anima conférences et formations
www.anima-conferences.com »
Notez que le ton est ferme mais poli. Voici ce qu’elle me répond le lendemain :
« Le texte est retiré. »
Mais par la même occasion, non contente d’avoir pris mon article sans ma permission ni mention de l’auteur, elle publie le texte suivant sur son site comme « droit de réponse » (?) qui salit ma réputation en présentant des faussetés, doublé d’une diatribe contre le capitalisme truffée d’incohérences. Je le reproduis tel quel avec mes commentaires : je me permets donc un droit de réplique moi aussi. Vous pouvez le trouver à l’adresse suivante (à moins qu’elle n’ait décidé de le retirer…)
« Suite à la demande de Nicolas Sarrasin Président d’Anima conférences et formations, je retire les conseils sur la façon de lâcher prise avec le quotidien. »
= Il s’agissait d’une bonne partie de mon article.
« Ce président se revendique auteur de la méthode et seul bénéficiaire des droits commerciaux qui en découlent. »
= Je ne revendiquais que le droit d’auteur relié au texte que j’ai écrit et qu’elle avait copié…
« Pour ma part toutes les phrases ou textes cités dans mes articles le sont avec accord des auteurs (souvent des amis), un lien vers leur site et surtout avec pour objectif de conseiller en vu du maintient de la santé physique et psychique. Sans aucun but commercial en ce qui me concerne. »
= Ce n’était évidemment pas le cas avec mon texte puisqu’elle l’avait reproduit sans permission, sans mettre son auteur ni de lien à mon site. De plus, son site est truffé d’offres de ventes de produits et de services.
« Je tiens à préciser pour les personnes qui me préviennent, que mes textes sont utilisés par d’autres, qu’il est difficile de parler des huiles essentielles utilisées depuis des millénaires, avec des mots neufs et des concepts nouveaux. »
= J’écris depuis vingt ans des textes sur de nombreux sujets qui existent déjà en employant toujours une nouvelle formulation et mes propres mots. C’est ce qu’on appelle aussi la « probité intellectuelle ». Je ne vois pas en quoi les « huiles essentielles » feraient exception !
« Forcément les textes à quelques mots près peuvent sembler similaires.Le tout est qu’ils visent au bienfait de l’emploi des huiles essentielles et de leur finalité dans le maintient de la santé. J’écris également sur des sujets relevant du domaine de l’anesthésie et du traitement de la douleur en peri-opératoire. »
= En fait, il s’agissait de 432 mots près…
« Personne ne peut en ce domaine revendiquer “posséder la clef d’un savoir à commercialiser” car l’enseignement de cette discipline est un cursus reconnu par l’Etat. Et comme forcément les textes utilisent les mêmes mots et concepts tous le monde s’y retrouve pour la plus grande logique et perspicacité des soins à donner. »
= Il y a amalgame entre le fait de posséder des droits sur un texte qu’on écrit, ce que je revendique, et celui d’avoir les droits sur un savoir, ce que personne ne peux revendiquer et qui serait impossible à tenir humainement et légalement parlant dans une société démocratique.
« Par conséquent, ceux qui affichent leurs savoir sur une possibiité de mieux-être, comme leur appartenant à des fins commerciales, bloquent la transmission d’un savoir souvent ancestral et simple, le présentant comme une idée new-age à but lucratif. »
= Donc, si je comprends bien, elle revendique le droit de voler le droit d’auteur des autres, mais je ne suis pas bien sûr de suivre son propos, car cela commence à verser dans la confusion.
« N’étant pas soumise au dictat du commerce (je ne gagne pas d’argent via mon blog, mes conseils, mes produits), je retire sans problème le texte du lâcher-prise dont je tire les enseignement de la vie courante , de l’observation et du ressenti de l’être humain. La similitude avec un produit commercial du président (déjà cité) peut venir du fait que je fais des stages ( formatrice ou stagiaire aussi) sur la confiance en soi, sa place dans le monde, la personne face à la douleur ou à la souffrance, donné par un établissement parisien. Par conséquent , la présentation peut sembler similaire. A moins que la lecture de certains ouvrages comme les 77 façons d’avoir la pêche, ai orienté mes idées…. »
= Encore une fois, elle nie qu’elle a copié-collé les 432 mots de mon texte…
« Je me pose maintenant cette question: ce concept du lâcher prise enseigné par son auteur, ne pourra donc pas être évoqué par les personnes ayant reçu la formation payante, sans devoir régler les frais d’auteur à monsieur le président. »
= Là, elle s’égare complètement. En quoi le fait de demander de ne pas voler mon texte a-t-il rapport avec l’enseignement d’idées et de concepts dans des formations ? Je n’ai pas de droit d’auteur sur les mots individuellement et je n’en veux pas ! Je ne vois pas comment sa pensée a pu voguer si loin…
« He, oui, il me semble avoir participée à une formation donnée par vos soins. Je ne pensais pas recevoir un jour un mail de votre part chargé d’émotions négatives et commerciales. Enfin, vous voilà apaisé sur le chemin de la richesse, je lâche rise sur le texte , le concept n’appartient qu’à vous et ceci sans huile essentielle. amen. »
= Là, elle fabule carrément. Je n’ai jamais donné de formation à cette dame puisque je n’en donne même pas sur ce sujet ! Mon « mail chargé d’émotions négatives » est ce petit courriel qui demande poliment mais fermement de retirer mon texte… Notez bien aussi la relation entre le fait de m’appeler « président » et l’association avec de viles valeurs mercantiles…
Je vous avoue que toutes les inventions de son « droit de réponse » m’ont laissées pantois. Voici ma réponse. Lisez-la rapidement, car elle reprend plusieurs des commentaires que je viens de formuler ci-dessus :
« Bonjour madame,
Je vous remercie d’avoir retiré mon texte. Cependant, votre réponse est fort surprenante. Vous dites que «La similitude avec un produit commercial du président (déjà cité) peut venir du fait que je fais des stages ( formatrice ou stagiaire aussi) sur la confiance en soi, sa place dans le monde, la personne face à la douleur ou à la souffrance, donné par un établissement parisien. Par conséquent , la présentation peut sembler similaire. A moins que la lecture de certains ouvrages comme les 77 façons d’avoir la pêche, ai orienté mes idées….»
Que de mauvaise foi ! Votre texte reproduisait mot pour mot les sept manières de lâcher prise présentées dans le site d’Anima (http://www.anima-conferences.com/index.php?option=com_content&task=view&id=82&Itemid=169). Quelle fantastique mémoire vous avez de reproduire ainsi “inconsciemment” 432 mots, dans l’ordre parfait dans lequel je les ai écrits, probablement après une simple lecture de mon article en vous promenant par hasard sur l’Internet…
Je vous ai trouvé en faisant une recherche dans Google et la mémoire cache du moteur de recherche prouve toujours que vous aviez bien pris mon texte mot pour mot, si vous voulez vérifier la mémoire cache de Google.
Vous dites aussi « N’étant pas soumise au dictat du commerce (je ne gagne pas d’argent via mon blog, mes conseils, mes produits) ». Quelle grandeur d’âme, donc, de vendre tous ces produits (baume hivernal, pack hiver, etc.) et ces formations via votre site sans faire un centime de profit. Ce sont les concepteurs des produits que vous vendez qui doivent être content ! Laissez néanmoins mon front se barrer d’un doute quant à la véracité du fait que vous n’êtes pas soumise au «dictat (SIC) du commerce» (diktat).
Vous dites encore: «Je me pose maintenant cette question: ce concept du lâcher prise enseigné par son auteur, ne pourra donc pas être évoqué par les personnes ayant reçu la formation payante, sans devoir régler les frais d’auteur à monsieur le président. He, oui, il me semble avoir participée à une formation donnée par vos soins.»
Si vous aviez pris la peine d’écrire le texte vous-même, de réfléchir, de vous documenter et de rédiger dans vos propres mots au lieu de copier-coller mon texte, il n’y aurait jamais eu de vol de droit d’auteur. Le droit d’auteur ne protège que la formulation d’un texte mais pas les idées. Vous pouvez donc écrire tout ce que vous voulez sur le lâcher prise, dans vos propres mots, et non dans les miens, cela me fera plaisir.
De plus, vous n’avez jamais pu suivre de formation donnée par mes soins car je n’en donne tout simplement pas sur le lâcher prise (et je suis situé au Canada et non en France). Il me ferait d’ailleurs plaisir que des participants à des formations abordent (toujours dans leurs propres mots) des réflexions inspirées de mes formations. Le droit d’auteur n’y aurait rien à voir !
Je ne pensais pas un jour tomber sur une personne prête à mentir et à me prêter d’aussi mauvaises intentions alors qu’elle ne connaît même pas. Le mot «président» dans ma signature a semblé vous commotionner… Sachez, pour vous rassurer, qu’avant de fonder mon entreprise de formation, je suis d’abord un auteur de plusieurs livres et d’articles que je publie occasionnellement sur mon site Internet. Pour votre information, madame, écrire ne rend pas riche. Et on doit en plus composer avec des personnes de mauvaise foi qui copient nos textes et qui nient tout en bloc en nous insultant. Vous qui êtes infirmière, je doute que vous exerceriez votre métier gratuitement…
En terminant, j’ai constaté que, pour ajouter à votre mauvaise foi, vous parlez d’un « droit de réponse » sur votre site qui consiste en fait à me salir publiquement sans faire référence à l’entièreté de l’échange entre nous et en masquant ce que vous avez fait réellement puisque vous avez retiré mon texte de votre site, ce qui ne permet à personne de vérifier ce que vous dites. Je suis donc fort tenté, moi aussi, de me donner un « droit de réponse », comme vous le faites. Je vous propose donc de publier l’entièreté de notre échange, depuis mon premier courriel jusqu’à celui-ci avec référence à la mémoire cache de Google qui montre l’ancienne page de votre site avec mon texte. J’aurai le plaisir de publier ce droit de réponse dans les prochains jours.
Mais si, par hasard, vous aviez envie de régler ce différend en arrêtant de me salir sur votre site, je me ferai également plaisir de ne pas bénéficier de mon « droit de réponse »…
Nicolas Sarrasin »
Vous vous doutez de la suite. La dame a préféré à continuer à me salir sur son site, et ce texte constitue donc mon « droit de réplique »…
Voici pour terminer notre dernier échange : son ton change ostensiblement mais elle continue d’écrire des faussetés sur mon compte. Puisque je lui ai dépondu ensuite directement dans son texte, sous chacun de ses points (après le =), je ne reproduis ici que ma réponse qui contient également l’entièreté de son précédent message :
« Je réponds dans votre message:
Le 30 novembre 2009 15:24, Catherine Mehay/Soulard <insaecula@orange.fr> a écrit :
Je ne veux pas rentrer dans ce genre de considération. Je ne reproduis pas de textes sans l’avis des auteurs.
= Cela n’a pas été le cas avec le mien.
J’ai pris le temps de vérifier l’origine du texte publié. Il ne vient pas pour ma part d’un de vos sites.
= Je ne sais pas comment vous avez vérifié, mais il est aisé de voir que vous reproduisiez 432 mots exacts d’un article qui est toujours affiché sur mon site. Alors soit que vous n’avez pas conscience de l’endroit d’où vous prenez vos textes (ce qui serait fort surprenant car vous devez être intelligente), soit que vous niez en bloc pour refuser d’admettre que vous avez copié-collé mon texte, ce qui, pour ma part, a de quoi me choquer également…
Il est très facile de comparer le texte de mon article avec celui qu’elle avait copié sur son site…
Je ne nie pas non plus être allée sur vos sites..parmi les milliers qui le visite. je me renseigne et lis beaucoup aussi sur le net.
Je ne souhaite pas entrer dans ce genre de discrédit.
= C’est pourtant exactement ce que vous avez fait avec votre «droit de réponse»: en déformant la réalité et en me faisant passer pour un sordide requin capitaliste immoral qui veut s’approprier le monde alors que vous aviez copié mon texte et que vous le niez de surcroît même si vous l’avez enlevé.
Publier ce que vous voulez, mais mes propos étant publiés sur mon blog et ne concernant pas la santé , avez vous le droit de les publier si je m’en tiens à votre premier message.
= Il est surprenant de voir une question comme «avoir le droit de» de votre part puisque vous avez pris le droit de publier mon texte sans permission ni plus que vous avez le droit de salir publiquement ma réputation… Je me défends donc comme je peux: c’est d’ailleurs la raison pour laquelle je vous avais proposé de ne rien publier si vous retiriez votre texte, mais comme vous préférez continuer de salir ma réputation…
Ce qui m’a choquée, c’est que vous ayez d’emblée été très agressif pour un message publié il y a déjà 7 mois. Le simple fait de me demander de l’enlever car il vous appartenait aurez suffit. Il est très beau, très pratique, concret et facilement applicable. Les conseils que ce texte contient sont enseignés dans pas mal d’ouvrage et stages. Je n’invente rien.
= Et moi, ce qui m’a choqué quand je suis tombé sur votre site, c’est que depuis déjà 7 mois vous y affichiez un de mes textes sans référence à l’auteur ni au site où vous l’aviez pris. Quant à l’agressivité, vous le confondez un ton ferme et poli. Je ne vous ai ni volé ni sali… En fait, je ne vous avais rien demandé et nous n’échangerions pas ainsi si je n’avais pas retrouvé mon texte sur votre site.
Pour ma part, j’ai répondu à votre menace en retirant le texte.
= Je n’ai formulé aucune menace dans mon courriel (je vous défi de me dire en quoi je vous ai menacé). Je vous ai demandé de l’enlever rapidement car il s’agit de l’appropriation sans permission de mon droit d’auteur. Et vous ne l’avez pas seulement enlevé: vous avez écrit en plus un texte insultant qui ne reflète en rien la réalité.
Vos occupations sont nobles et je n’ai pour ma part, plus de temps à vous consacrer. Vos sites sont visités, alors profitez-en pour montrer des choses positives. Quant à l’impact de mon blog il n’est pas aussi important, il sera donc très facile pour vous de mettre vos menaces à exécution. Vous y gagnerez en confiance-en vous.
= Croyez-moi, ma confiance se porte très bien et je me passerais bien de faire affaire avec des personnes comme vous.
Je clos l’affaire de mon coté. Sans aucune amertume ou rancœur, il ne s’agit pour moi que d’une erreur , maintenant réparée.
= Vous semblez être experte dans l’art du nihilisme (il ne s’agit pas de lâcher prise mais de nier votre responsabilité). Comme vous l’avez d’abord fait sur votre site, je me ferai donc un plaisir de partager à mes nombreux lecteurs le problème que j’ai rencontré avec vous. Je n’ai ni rancœur ni amertume non plus. En fait, cette expérience avec vous a été fort instructive et je vous en remercie. Bonne soirée vous aussi… Nicolas Sarrasin
Bonne soirée.
Madame C. Soulard »
En conclusion, il est beaucoup plus difficile de faire respecter son droit d’auteur sur l’Internet si, d’aventure, vous y publiez vos textes. En fait, tout dépend du degré de bonne foi du « copieur » sur lequel vous tombez. Je suis d’un naturel plutôt tolérant, mais il est un degré de mauvaise foi que je ne laisse pas passer sous silence…
J’ai aussi appris deux choses. La première, en relation au courriel, est de toujours faire attention à ce qu’on écrit car cela peut se retourner contre nous. Ainsi, je me demande toujours si je verrais un problème à ce qu’on publie un de mes courriels. Si ce n’est pas le cas, il n’y a pas de problème. La seconde, en relation à l’Internet, c’est que la grande toile a la mémoire longue. Il vaut donc mieux aussi faire attention à ce qu’on écrit sur l’Internet, car le contenu reste souvent accessible même si on le retire d’un site…
Il est ironique que cette expérience ait eu lieu à partir d’un de mes textes dont le thème est le lâcher prise… Mais, comme je me plais à dire, il faut lâcher prise sur ce qu’on ne peut changer. Tant qu’on peut faire quelque chose, cela vaut la peine d’agir ! Cette expérience aura au moins eu le mérite de me donner envie de vous la partager, si elle peut vous avoir été utile en plus de vous avoir diverti un tantinet !
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Cher Nicolas,
Si cette dame te connaissait vraiment elle n’oserait même pas écrire le 1000 ème de ce qu’elle a écrit.
Il y a des gens comme cela qui pensent qu’ils peuvent tout se permettre et qui n’ont même pas le respect, la politesse, la décence, voire l’intelligence de s”excuser ou même de jouer au naïf !!!!
Quelle incohérence entre son métier et sa prose !
Les valeurs humaines sont en voie de disparition, il y a ceux qui s’en servent pour faire du commerce et ceux qui les défendent dans leur commerce avec les autres….
On a du boulot mon ami !
Comme dit le proverbe : la bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe….
Bonne soirée
Didier